MARSEILLE ET MOI…

Hey! Louysa, Le Retour!

Non, il ne fallait pas désespérer. Que ceux qui se sont pendus en croyant que j’avais disparu se dépendent et respirent, i’m back!

Plus de deux ans d’absence, je reconnais, il y avait de quoi douter, je compatis.

Mais voilà: fin août 2012, j’ai eu un coup d’inspiration qui m’a fait changer de vie, de ville, de couleur, si, tout ça, c’est possible.

Alors, je vous raconte? Okay, je vous raconte les p’tits loups, vous l’avez bien mérité…

Donc, remontons le temps… Août 2012, fin du mois… Vacances, Marseille, Vallon des Auffes, comme souvent pour finir l’été… Mais comme toute chose merveilleuse, les vacances finissent un jour. Sauf que j’avais pas envie du tout de remonter à Paris, encore moins que d’habitude. Alors j’ai eu envie de rester là. Oui, les idées chez moi, c’est parfois long à devenir une réalité, mais quand je me décide, c’est tout de suite. Là, j’ai juste mis 46 ans à me décider… Donc j’ai lu des annonces et visité quelques appartements tant que j’étais sur place. Rien de concluant. Il a fallu que je remonte, je suis remontée. Mais ma décision était prise, j’allais partir vivre dans le sud comme j’en avais toujours eu envie et ce serait Marseille, le Vallon des Auffes ou rien. Parce que le Vallon des Auffes, c’est le paradis au milieu de la ville et puis c’est tout. Si vous connaissiez, vous seriez d’accord. Non, je ne vous dis pas que je vous invite chez moi pour que vous puissiez constater la chose, mais vous pouvez toujours venir jeter un coup d’oeil un jour, je daignerai peut-être vous servir de guide si vous demandez poliment. Bref.

Donc, j’ai lu des annonces, pas beaucoup, et j’ai trouvé LA maison qu’il me fallait. J’ai appelé. Six semaines plus tard, j’y emménageais, nous étions fin octobre. Elle était refaite à neuf et toute meublée, cette maison, exactement ce qu’il me fallait pour faire le test de « vivre à Marseille ». Je l’ai louée pour un an et j’y suis restée un an. Depuis, j’ai une autre maison, pas meublée, depuis plus d’un an et j’ai ramené des affaires de Paris pour la remplir (J’ai aussi trouvé beaucoup de trucs dans les poubelles, des trucs que j’ai retapés, mais ça, c’est une autre histoire! Mais c’est dingue quand même ce qu’on trouve à Marseille dans les poubelles, j’vous jure!). Le test fut concluant n’est-ce pas ? Je suis partie vivre à Marseille, j’y vis encore et pour l’instant, je n’ai pas envie d’en bouger. Comme je le disais en début de cette article, j’ai changé de ville, de vie et de couleur. La couleur, c’est à cause du soleil, je vis beaucoup plus dehors désormais, donc je bronze! Je bronze à la plage (à 2 minutes de la maison pour la plus proche), je bronze en marchant, je bronze en écrivant sur ma terrasse, je bronze au marché, je bronze au shopping, je bronze aux barbecues, je bronze aux apéros, bref, je bronze partout sauf la nuit, mais c’est normal me direz-vous sans doute et vous aurez raison, la nuit, il n’y a pas de soleil ici et je dors dans un lit dans ma chambre avec les volets fermés… Détail intéressant.

Donc tout cela m’a bien occupée et le rythme de mon existence a changé et mon blog, bah voilà, il est resté en jachère pendant tout ce temps!

Alors me revoilà là là, j’espère retrouver tous les amis que j’avais ici et m’en faire de nouveaux, et partager avec vous le plaisir d’écrire pour le plaisir d’écrire…

Vous avez bien mérité aussi une petite photo… Marseillaise of course!

A bientôt…

La Corniche de Marseille _ Photo LYC

La Corniche de Marseille et la plage du Prophète – Photo LYC

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Je suis revenu

 

 

Caliste est heureuse. Le mot est faible. Caliste se situe au-delà de tout bonheur connu et nommé. Enfin, c’est ce qu’elle se dit. Elle est enceinte de l’homme qu’elle aime. Elle attend l’enfant dont elle rêve depuis des années. Son amant lui a dit oui cette fois. Oui, tu peux le garder, oui, je veux bien que tu lui donnes le jour. Oui, peut-être que je suis prêt maintenant.

Elle n’osait presque plus y croire, mais enfin son désir le plus cher est comblé. Elle va pouvoir rendre une vie à Dieu, contre celle qu’elle lui avait ravie quatre ans plus tôt, parce qu’il n’était pas prêt. Il est temps ; Caliste va sur ses trente-huit ans. Les femmes n’ont pas toute la vie pour faire leurs enfants.

Elle sait qu’elle ne doit pas considérer l’enfant à venir comme le remplaçant de celui qu’elle s’est fait arracher du ventre, cela leur nuirait autant  à l’un qu’à l’autre.

Cependant, elle n’a jamais oublié le premier. Elle lui avait même donné un nom en secret : Lou. Elle l’avait imaginé blond aux yeux bleus, comme son géniteur immature. Un petit garçon tout rond et souriant, avec des ailes brillantes dans le dos, désincarné, sans rancune, bienveillant même, à son égard, malgré le meurtre. Elle l’avait désiré et aimé, mais elle avait renoncé à lui, lâche, perdue, lorsque son homme lui avait donné à choisir entre le bébé ou lui-même. Lou, être immature assassiné, était en quelque sorte devenu son ange gardien.

Elle lui avait parlé souvent. Après s’être sentie coupable, elle s’était considérée pardonnable en continuant à l’aimer au-delà de la matière. Cet amour virtuel avait dissimulé la rancœur puissante qu’elle entretenait, sans se l’avouer, envers son amant. Elle avait maintenu ce sentiment dans la plus grande obscurité de son âme, ne sachant comment le vivre. Au plus profond de ses fibres, elle avait haï l’homme infanticide, elle s’était méprisé pour sa propre faiblesse, mais avait préféré regarder droit devant elle sans se poser de question. A force, le temps passant, elle s’était persuadée qu’elle pouvait aimer son homme comme avant et qu’elle-même était graciable. En apparence, elle n’avait plus cultivé aucune trace de haine ou de culpabilité. Elle avait trouvé là le moyen de survivre à l’exécution de son bébé, de donner un sens à cette disparition, de ne pas devenir folle de remord.

Désormais, cette période pénible devait être reléguée dans les rangs de l’oubli. Un nouveau bébé s’annonçait.

Caliste s’occupe donc à tromper ses pensées en s’activant énergiquement à préparer l’arrivée du nouveau-né. Choix du berceau, du landau, des premiers vêtements miniatures, du prénom. L’échographie et l’amniocentèse l’ont rassurée : le bébé est normal et en bonne santé. Son amant l’épouse quelques semaines avant la date prévue pour l’accouchement. Elle est plus qu’heureuse.

A un mois de l’événement, Caliste se réveille en pleine nuit, taraudée par une intense douleur dans le ventre. Elle a l’impression qu’on lui déchire les entrailles de l’intérieur avec une multitude de petites lames acérées. Elle se dresse dans le noir en hurlant. Son mari allume une lampe de chevet. Elle est trempée de sueur, livide, tendue de douleur. Elle pousse une série de hurlements inarticulés. Il la presse de questions auxquelles elle ne peut répondre. Elle retombe sur le matelas en se tordant affreusement dans tous les sens.

Il bondit hors du lit et se précipite sur le téléphone. Il appelle les secours. Il revient dans la chambre pour le lui dire et la rassurer. Il tombe sur un spectacle épouvantable. Agitée de spasmes, elle gît par terre et râle faiblement. Sa chemise de nuit blanche est souillée de sang presque noir. Il s’approche, soulève le linge trempé. Ce qu’il voit alors dépasse son entendement.

Le ventre gonflé de sa femme est traversé par une plaie aux bords déchiquetés. Le sang coule à flot. La peau ondoie sous une forte pression, à l’intérieur, les muscles cèdent, s’écartent. Il ne croit plus à ce qu’il voit.

Une petite tête sanguinolente apparaît au milieu des chairs meurtries, puis un cou, des épaules, le haut d’un torse, des bras, qui prennent appui sur le magma informe du ventre crevé. La créature s’extirpe de son enveloppe maternelle.

Caliste semble reprendre conscience à ce moment là. Elle regarde le bébé plein de vigueur ramper sur sa poitrine. De longues et fines dents pointues, entre lesquelles des filaments rouges sont incrustés, dépassent de sa bouche baveuse, le blanc de ses yeux est injecté de sang, son regard exprime une unique et cruelle malveillance. Le petit monstre se pose là comme pour reprendre souffle.

Il est soudain agité de tremblements. Son dos semble enfler, puis une épaisse croûte se soulève au niveau de ses omoplates et se déploie lentement. Fascinée, Caliste tend la main vers ce prodige. La matière qui se déploie sous ses yeux dans le dos de son enfant est faite de plumes noires. Ce sont des ailes. Comme un papillon à peine sorti de sa chrysalide, l’enfant attend sa transformation complète avant de se remettre à bouger.

Le temps est suspendu. Caliste agonise pendant que son mari reste immobile, tétanisé par l’horreur. L’enfant se dresse et contemple sa mère inerte un instant. Sa peau sombre brille encore de déchets abjects. Caliste entend un souffle de voix qui lui dit, voilà, je suis revenu. Elle crie. Elle tente de le saisir, utilisant ses dernières forces. Il la mord brutalement en émettant une sorte de feulement aigu. Elle laisse retomber ses mains.

Avant de mourir, elle a le temps de voir le bébé se détacher d’elle en agitant ses ailes toutes neuves. Il se jette alors férocement sur son mari qui hurle alors de terreur pure. Puis elle sombre définitivement dans l’inconscience, s’épargnant la vision atroce de la mise à mort de l’homme, qu’elle croyait encore aimer, par leur propre enfant, nourri en son sein de malédiction et d’infamie.

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La valise…

La valise fut sortie de son placard ce matin. Elle trône dans la salle à manger pour le moment. Elle attend que je me décide à la remplir. J’ai jusqu’à demain 17h pour ce faire. Passé ce délai, je n’ai plus qu’à mettre un maillot de bain dans la poche de mon jean, un livre dans mon sac à main et courir pour attraper mon tégévé, voyager léger et acheter un jean et un tee-shirt de change sur le Vieux Port ou la Canebière…

Mais non, je vais la remplir ma fucking valoche, tu t’imaginais quand même pas que je pouvais me contenter de si peu pour partir un mois, hein? (t’es jamais venu chez moi, c’est vrai, donc t’as pas vu mon dressing…)

(ça, c’est juste un bout de mon dressing et mon bureau…) (juste pour te donner une idée) (en vrai, il y en a trois fois plus) (mais là, on voit pas, la photo est trop petite) (c’est pas de ma faute, j’ai pas de grand angle sur ma boîte à savon)

S’il n’y avait que la valise à remplir quand on part en vacances… Mais non. Frigo à vider, congélateur à dégivrer, plantes à donner en pension (orchidées obligent…), chats à capturer (safari dans le jardin cet aprèm, viens, tu es invité!) et à caser chez papy-mamy, papiers à la traine à régler, réservations de train et de voiture à imprimer, meubles de jardin à ranger, liste de trucs à ne pas oublier, bref. Et je n’ai que mon cas à m’occuper, hein, pas de gnards ni de mec, je me tire toute seule (enfin, mon papa m’emmène à la gare de Lyon avec ma belle valise bientôt remplie…).

Ha, les départs en vacances…

(si tu t’ennuies trop de moi pendant ce temps, retourne sur mon site de peinture ysagetlouysapaintsblog@wordpress.com pour te tenir compagnie en attendant mon retour…)

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En mode vacances…

Salut!

C’est moi!

Mais si.

J’ai tout effacé, je sais. C’est parce que mon blog s’est mis en vacances avant moi, le veinard. En fait, j’écris un roman – enfin, ce qui deviendra un roman, j’espère – et je réfléchis à une autre formule pour ici, moins dispersée, pour la rentrée – on va dire la rentrée, c’est assez flou, c’est tout septembre, la rentrée, ça me laisse de la marge! – une autre formule, disais-je donc, dont je ne dirai rien ici, vu que la réflexion n’est pas aboutie. Voilà.

Comme je ne vais pas tarder à suivre mon blog – en vacances – et que les vacances, c’est plage, montagne, lac, terrasse de café, etc, et surtout pas l’écran de l’ordi, je souhaite à tout le monde un bon été (mal commencé ici, temps de m—e) au soleil si possible pour ceux qui l’aiment, ailleurs pour ceux qui ne l’aiment pas (dans le frigo, chez belle-mère Denise à Dunkerque, à la cave, au bureau – et oui, les travailleurs de l’été, ça existe – ou la tête dans le seau) et je donne rendez-vous à tous ceux qui seront encore vivants à la rentrée, chouette!

Portez-vous bien et cessez de râler (ça fait du bien).

Marseille, Les Goudes et moi… Photo LYC.

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Soubresaut…

Non, je ne suis pas morte ni partie étudier la reproduction des silures au fin fond d’un lac transylvanien.

Je réfléchis à une transformation de ce blog (ça lui apprendra à se métamorphoser dans mon dos!) et sinon, je vis. C’est quand même une bonne nouvelle! (enfin, moi, ça me va en tout cas…)

Vu que la miss Ayo Délé est venue dans ma boîte mail me demander si j’allais bien suite à mon absence prolongée de par ici… Me suis dit que j’allais faire une annonce générale en plus de la réponse personnelle que je lui ai fournie… Je vais bien! J’écris, je nage, je passe au travers des orages et autres averses rafraichissantes de la période, je mange, je dors. Pour le bronzage, on verra ça cet été dans le sud…

Et je vous souhaite un bon mois de juin. C’est déjà pas mal.

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