Des grenouilles sur une île, loin là-bas…

Dans un premier temps, c’est le chant des grenouilles, dès le coucher du soleil, qui m’a le plus manqué. J’avais vite pris l’habitude de m’endormir avec, chaque soir, assez tôt. Je l’écoutais, doux et fort à la fois, qui m’empêchait de tourner en rond avec les pensées encombrantes coutumières. J’essayais de détacher une voix distincte des centaines d’autres, de reconnaitre une stridulation spéciale au milieu de l’harmonie d’ensemble et je finissais par sombrer graduellement, en souriant.

Au petit matin, tout était silencieux depuis quelques heures. J’ouvrais les lattes des hautes fenêtres au-dessus de mon lit pour faire entrer la lumière déjà vive et la tiédeur de l’air, lavé par le grain de l’aube.

J’avais toujours hâte de me lever, d’ouvrir en grand les volets sans fenêtre du rez-de-chaussée de la maison pour sortir sur la terrasse humide, étincelante et regarder le ciel bleu de lait dans lequel montait rapidement le soleil nouveau. L’herbe du jardin, très verte et toute brillante, sur laquelle se dessinait l’ombre du grand arbre du voyageur, frémissait du souffle apaisant des alizées. Par-dessus les haies de bougainvillées se distinguait la haute pyramide mystérieuse du volcan, encore vaporeuse, emmitouflée dans ses brumes.

Le temps de déguster une goyave ou un maracuja, de boire quelques gorgées d’eau glacée agrémentée de petits cubes d’aloe vera et d’avaler une brioche, le soleil tapait plus fort dans un ciel profond et transparent. Le teck de la terrasse avait séché et le volcan, vert sombre, ne possédait plus de protection qu’à son  sommet.

Je descendais, nue et radieuse dans le bassin en demi-lune, où l’eau translucide traitée au sel miroitait et envoyait ses reflets sur le palmier nain planté là.

L’eau, juste un peu plus chaude que l’air encore rafraichi par la nuit, m’enveloppait comme une soie précieuse et légère. Je m’y glissais en savourant mon plaisir et restais à flotter sur le dos pendant quelques instants de plénitude totale, avant de me mettre à nager vigoureusement. Je paressais ensuite encore de longues minutes assise sur les marches, à demi-sortie de l’eau, avec des frissons dus au vent sur mes épaules mouillées, qui se réchauffaient vite dans la chaleur montante. Puis j’allais m’allonger sur une serviette moelleuse posée sur une chaise longue en plein soleil et attendais que mes cheveux soient secs et ma peau brûlante pour aller prendre une douche.

Après la douche, un second petit déjeuner plus consistant me retenait encore à la maison, puis je sortais, sommairement vêtue, entre 9 et 10 heures, pour me promener, découvrir des endroits inexplorés ou retourner dans un coin particulièrement attrayant. Si c’était une journée « mer », je prenais avec moi un grand sac en bandoulière avec tout le nécessaire de plage. Si c’était une journée « montagne », j’emportais une tenue de parfaite randonneuse et des vivres dans un sac à dos.

Chaque plage découverte révélait de nouveaux trésors. Des sables rouges, blancs, noirs ou crème, une végétation très variable, des coquillages baroques, des oursins multicolores, des coraux ouvragés, des algues chamarrées. Dans les lagons, l’incroyable transparence de l’eau ne cessait de me ravir. Les barrières de corail empêchaient les rouleaux lointains de venir troubler la paix de ces havres exceptionnels. Je m’asseyais à même le sable, de l’eau chaude jusqu’au cou et je regardais le spectacle en pensant à l’hiver neigeux et glacial qui, au même moment, traversait mon pays.

Sur d’autres plages, se baigner relevait de l’exploit sportif. Les vagues violentes, eau et sable mêlés, pouvaient engloutir un nageur pendant de longues secondes avant de le recracher comme un déchet là où l’écume venait s’échouer. Parfois il valait mieux se contenter de se tremper les jambes sans essayer d’aller plus loin.

A l’est de l’île, l’Océan Atlantique, bleu et gris. A l’ouest, la Caraïbe, bleue et verte…

Je rentrais en milieu d’après-midi pour manger, me changer et lire. A la nuit tombée, j’allais dîner sur la marina du port, seul endroit animé le soir. Je rentrais vers 22 heures, carreaux de la voiture baissés une fois sortie de la ville, pour profiter déjà du chant des grenouilles.

Pour monter sur le volcan, il fallait entrer dans la jungle. Des arbres immenses et larges, des lianes, des fougères arborescentes, des rivières à remonter ou à traverser, des cascades majestueuses. Un enchantement de chaque instant pour le regard. Quelques frayeurs en glissant sur une pierre, ou en entendant un bruit furtif dans les branches, et un bonheur sans égal dans les baignades, au pied des cataractes bouillonnantes ou dans un trou d’une eau calme et lisse, à trente degrés, parfaitement pure, retenue par un bassin naturel de pierre et de lave, au milieu des bananiers et des oreilles d’éléphant.

En haut du volcan, la température avoisinait les vingt degrés seulement. Plus un seul arbre, des fumerolles dangereuses et des fleurs de soufre magnifiques, une brume quasi-permanente malgré le soleil et le vent. Un spectacle grandiose à 360 degrés sur la mer et les îles au loin si le sommet se dégageait un peu.

Après ces jours de montagne, je ne rentrais qu’à la nuit tombée, épuisée et ravie, pour finir sur un canapé de la terrasse couverte, avec un livre et des rêveries d’eau et de canopée.

Chaque soir, je rejoignais mon lit vers 22 ou 23 heures en me réjouissant de pouvoir m’endormir aussi facilement avec la fanfare des batraciens, moi qui, en métropole, ne supporte pas le moindre bruit et met un temps infini à m’assoupir, rarement avant 2 ou 3 heures du matin.

A 6 heures, j’étais debout, énergique et heureuse dans le jour naissant, étonnée de voir l’heure si matinale sans ressentir la moindre fatigue. Et je courais ouvrir la maison, dévorer les maracujas, préparer ma journée avec un enthousiasme peu fréquent.

J’allais parfois en ville pour me ravitailler, au centre commercial de Destrelland, mais je ne m’attardais jamais longtemps. Je préférais profiter des mers ou de la jungle ou visiter des villages, où richesses et misère se côtoyaient avec une facilité déconcertante. De grandes villas créoles cédaient la place à de pitoyables cabanes sur une même route sinueuse. J’adorais la forme caractéristique des maisons basses avec leurs toits pointus en tôle teinte, murs orangés et toit bleu cobalt, rouge carmin et vert amande ou simplement blanche ou en bois sombre…

La partie volcanique de l’île, dite Basse Terre, était recouverte d’une végétation dense et prolixe, jungle sur les flancs de la montagne et champs de canne à sucre dans la plaine, avec des vaches éparpillées et solitaires, attachées à un pieu, parfois tout au bord de la chaussée. La route principale, à deux voies seulement, toujours encombrée et bouchée aux heures de pointe, parfois inondée par le débordement d’une rivière au passage d’un pont, faisait le tour de l’île. Au milieu, joignant la côte ouest à la côte est, courait une autre route, la route de la Traversée, faite de virages, de montées et de descentes avec un point culminant au col des Mamelles.

La partie haute, plus chaude, dite Grande Terre, avec des étendues d’herbe et des rangées infinies de bananiers de toute taille, aux fruits protégés contre les rats par des sacs en plastique bleu, était aussi la plus touristique.

Je répétais à voix haute les noms pittoresques des endroits que je traversais. Le cimetière de Morne-À-L’eau, le port de Deshaies,  la plage de La Perle, du Bois Jolan, de Grande Anse, du Gosier, de Bouillante, la Pointe des Châteaux, la Porte d’Enfer, l’Ilet des Petits pompons, le lagon de Saint-François et de Port-Louis, le marché de Sainte-Anne, la route de Capesterre Belle Eau, les sources de Dolé et de Matouba, La Manche à Eau dans la mangrove qui joignait les deux parties de l’île, la zone portuaire de Jarry, le Collège Saint-John Perse, l’aéroport Pôle Caraïbes, l’Université de Fouillole, les Chutes du Carbet, la Cascade aux Wassous, l’Ilet Cousteau, l’Allée du Manoir, l’Anse Champagne, l’Anse du Souffleur, la ville de Lamentin, de Sainte-Rose, de Pointe Noire, de Vieux Habitants, de Vieux Fort, de Trois Rivières, de Le Moule, de Baie Mahault, la Chaudière à Frire, la Forêt des Bains Jaunes, La Soufrière, la Petite Rivière Goyave… J’aimais ces noms fleuris aux sonorités rieuses. Je prenais des photos de tout et de rien, des cocotiers penchés au-dessus de l’eau cristalline aux fleurs sensuelles éclatantes de couleurs saturées, en passant par les colibris pilleurs de miettes de pain ou les couchers de soleil verts et parme de la fin de l’après-midi.

J’adoptais, j’avalais, j’aspirais ce pays de tout mon corps et de toute mon âme en souhaitant ne plus le quitter.

Ce qui m’a manqué le plus après un mois sous ces tropiques, c’est le chant des grenouilles. Puis la chaleur, puis la jungle, puis la mer, puis la maison que je gardais et les matins tranquilles, puis les couleurs des peaux et l’accent du langage, puis ces soirées sous les lumières de la marina de Pointe-à-Pître.

Me manque absolument aussi cette version de moi qui est apparue là-bas sur le sol de Guadeloupe et me pousse aujourd’hui, un an plus tard, à vouloir y retourner dès que possible

photo LYC

photo LYC

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Flamboyants - photo LYC

Flamboyants – photo LYC

plage sable noir - photo LYC

plage sable noir – photo LYC

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Printemps frémissant…

Ici le printemps s’annonce par un subtile changement dans le parfum de l’air… Des nuages d’or poudré envahissent les jardins minuscules en restanques… Le bleu du ciel semble plus intense…

C’est…

le mimosa! photo LYC

le mimosa!
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Je suis revenu

 

 

Caliste est heureuse. Le mot est faible. Caliste se situe au-delà de tout bonheur connu et nommé. Enfin, c’est ce qu’elle se dit. Elle est enceinte de l’homme qu’elle aime. Elle attend l’enfant dont elle rêve depuis des années. Son amant lui a dit oui cette fois. Oui, tu peux le garder, oui, je veux bien que tu lui donnes le jour. Oui, peut-être que je suis prêt maintenant.

Elle n’osait presque plus y croire, mais enfin son désir le plus cher est comblé. Elle va pouvoir rendre une vie à Dieu, contre celle qu’elle lui avait ravie quatre ans plus tôt, parce qu’il n’était pas prêt. Il est temps ; Caliste va sur ses trente-huit ans. Les femmes n’ont pas toute la vie pour faire leurs enfants.

Elle sait qu’elle ne doit pas considérer l’enfant à venir comme le remplaçant de celui qu’elle s’est fait arracher du ventre, cela leur nuirait autant  à l’un qu’à l’autre.

Cependant, elle n’a jamais oublié le premier. Elle lui avait même donné un nom en secret : Lou. Elle l’avait imaginé blond aux yeux bleus, comme son géniteur immature. Un petit garçon tout rond et souriant, avec des ailes brillantes dans le dos, désincarné, sans rancune, bienveillant même, à son égard, malgré le meurtre. Elle l’avait désiré et aimé, mais elle avait renoncé à lui, lâche, perdue, lorsque son homme lui avait donné à choisir entre le bébé ou lui-même. Lou, être immature assassiné, était en quelque sorte devenu son ange gardien.

Elle lui avait parlé souvent. Après s’être sentie coupable, elle s’était considérée pardonnable en continuant à l’aimer au-delà de la matière. Cet amour virtuel avait dissimulé la rancœur puissante qu’elle entretenait, sans se l’avouer, envers son amant. Elle avait maintenu ce sentiment dans la plus grande obscurité de son âme, ne sachant comment le vivre. Au plus profond de ses fibres, elle avait haï l’homme infanticide, elle s’était méprisé pour sa propre faiblesse, mais avait préféré regarder droit devant elle sans se poser de question. A force, le temps passant, elle s’était persuadée qu’elle pouvait aimer son homme comme avant et qu’elle-même était graciable. En apparence, elle n’avait plus cultivé aucune trace de haine ou de culpabilité. Elle avait trouvé là le moyen de survivre à l’exécution de son bébé, de donner un sens à cette disparition, de ne pas devenir folle de remord.

Désormais, cette période pénible devait être reléguée dans les rangs de l’oubli. Un nouveau bébé s’annonçait.

Caliste s’occupe donc à tromper ses pensées en s’activant énergiquement à préparer l’arrivée du nouveau-né. Choix du berceau, du landau, des premiers vêtements miniatures, du prénom. L’échographie et l’amniocentèse l’ont rassurée : le bébé est normal et en bonne santé. Son amant l’épouse quelques semaines avant la date prévue pour l’accouchement. Elle est plus qu’heureuse.

A un mois de l’événement, Caliste se réveille en pleine nuit, taraudée par une intense douleur dans le ventre. Elle a l’impression qu’on lui déchire les entrailles de l’intérieur avec une multitude de petites lames acérées. Elle se dresse dans le noir en hurlant. Son mari allume une lampe de chevet. Elle est trempée de sueur, livide, tendue de douleur. Elle pousse une série de hurlements inarticulés. Il la presse de questions auxquelles elle ne peut répondre. Elle retombe sur le matelas en se tordant affreusement dans tous les sens.

Il bondit hors du lit et se précipite sur le téléphone. Il appelle les secours. Il revient dans la chambre pour le lui dire et la rassurer. Il tombe sur un spectacle épouvantable. Agitée de spasmes, elle gît par terre et râle faiblement. Sa chemise de nuit blanche est souillée de sang presque noir. Il s’approche, soulève le linge trempé. Ce qu’il voit alors dépasse son entendement.

Le ventre gonflé de sa femme est traversé par une plaie aux bords déchiquetés. Le sang coule à flot. La peau ondoie sous une forte pression, à l’intérieur, les muscles cèdent, s’écartent. Il ne croit plus à ce qu’il voit.

Une petite tête sanguinolente apparaît au milieu des chairs meurtries, puis un cou, des épaules, le haut d’un torse, des bras, qui prennent appui sur le magma informe du ventre crevé. La créature s’extirpe de son enveloppe maternelle.

Caliste semble reprendre conscience à ce moment là. Elle regarde le bébé plein de vigueur ramper sur sa poitrine. De longues et fines dents pointues, entre lesquelles des filaments rouges sont incrustés, dépassent de sa bouche baveuse, le blanc de ses yeux est injecté de sang, son regard exprime une unique et cruelle malveillance. Le petit monstre se pose là comme pour reprendre souffle.

Il est soudain agité de tremblements. Son dos semble enfler, puis une épaisse croûte se soulève au niveau de ses omoplates et se déploie lentement. Fascinée, Caliste tend la main vers ce prodige. La matière qui se déploie sous ses yeux dans le dos de son enfant est faite de plumes noires. Ce sont des ailes. Comme un papillon à peine sorti de sa chrysalide, l’enfant attend sa transformation complète avant de se remettre à bouger.

Le temps est suspendu. Caliste agonise pendant que son mari reste immobile, tétanisé par l’horreur. L’enfant se dresse et contemple sa mère inerte un instant. Sa peau sombre brille encore de déchets abjects. Caliste entend un souffle de voix qui lui dit, voilà, je suis revenu. Elle crie. Elle tente de le saisir, utilisant ses dernières forces. Il la mord brutalement en émettant une sorte de feulement aigu. Elle laisse retomber ses mains.

Avant de mourir, elle a le temps de voir le bébé se détacher d’elle en agitant ses ailes toutes neuves. Il se jette alors férocement sur son mari qui hurle alors de terreur pure. Puis elle sombre définitivement dans l’inconscience, s’épargnant la vision atroce de la mise à mort de l’homme, qu’elle croyait encore aimer, par leur propre enfant, nourri en son sein de malédiction et d’infamie.

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MARSEILLE ET MOI…

Hey! Louysa, Le Retour!

Non, il ne fallait pas désespérer. Que ceux qui se sont pendus en croyant que j’avais disparu se dépendent et respirent, i’m back!

Plus de deux ans d’absence, je reconnais, il y avait de quoi douter, je compatis.

Mais voilà: fin août 2012, j’ai eu un coup d’inspiration qui m’a fait changer de vie, de ville, de couleur, si, tout ça, c’est possible.

Alors, je vous raconte? Okay, je vous raconte les p’tits loups, vous l’avez bien mérité…

Donc, remontons le temps… Août 2012, fin du mois… Vacances, Marseille, Vallon des Auffes, comme souvent pour finir l’été… Mais comme toute chose merveilleuse, les vacances finissent un jour. Sauf que j’avais pas envie du tout de remonter à Paris, encore moins que d’habitude. Alors j’ai eu envie de rester là. Oui, les idées chez moi, c’est parfois long à devenir une réalité, mais quand je me décide, c’est tout de suite. Là, j’ai juste mis 46 ans à me décider… Donc j’ai lu des annonces et visité quelques appartements tant que j’étais sur place. Rien de concluant. Il a fallu que je remonte, je suis remontée. Mais ma décision était prise, j’allais partir vivre dans le sud comme j’en avais toujours eu envie et ce serait Marseille, le Vallon des Auffes ou rien. Parce que le Vallon des Auffes, c’est le paradis au milieu de la ville et puis c’est tout. Si vous connaissiez, vous seriez d’accord. Non, je ne vous dis pas que je vous invite chez moi pour que vous puissiez constater la chose, mais vous pouvez toujours venir jeter un coup d’oeil un jour, je daignerai peut-être vous servir de guide si vous demandez poliment. Bref.

Donc, j’ai lu des annonces, pas beaucoup, et j’ai trouvé LA maison qu’il me fallait. J’ai appelé. Six semaines plus tard, j’y emménageais, nous étions fin octobre. Elle était refaite à neuf et toute meublée, cette maison, exactement ce qu’il me fallait pour faire le test de « vivre à Marseille ». Je l’ai louée pour un an et j’y suis restée un an. Depuis, j’ai une autre maison, pas meublée, depuis plus d’un an et j’ai ramené des affaires de Paris pour la remplir (J’ai aussi trouvé beaucoup de trucs dans les poubelles, des trucs que j’ai retapés, mais ça, c’est une autre histoire! Mais c’est dingue quand même ce qu’on trouve à Marseille dans les poubelles, j’vous jure!). Le test fut concluant n’est-ce pas ? Je suis partie vivre à Marseille, j’y vis encore et pour l’instant, je n’ai pas envie d’en bouger. Comme je le disais en début de cette article, j’ai changé de ville, de vie et de couleur. La couleur, c’est à cause du soleil, je vis beaucoup plus dehors désormais, donc je bronze! Je bronze à la plage (à 2 minutes de la maison pour la plus proche), je bronze en marchant, je bronze en écrivant sur ma terrasse, je bronze au marché, je bronze au shopping, je bronze aux barbecues, je bronze aux apéros, bref, je bronze partout sauf la nuit, mais c’est normal me direz-vous sans doute et vous aurez raison, la nuit, il n’y a pas de soleil ici et je dors dans un lit dans ma chambre avec les volets fermés… Détail intéressant.

Donc tout cela m’a bien occupée et le rythme de mon existence a changé et mon blog, bah voilà, il est resté en jachère pendant tout ce temps!

Alors me revoilà là là, j’espère retrouver tous les amis que j’avais ici et m’en faire de nouveaux, et partager avec vous le plaisir d’écrire pour le plaisir d’écrire…

Vous avez bien mérité aussi une petite photo… Marseillaise of course!

A bientôt…

La Corniche de Marseille _ Photo LYC

La Corniche de Marseille et la plage du Prophète – Photo LYC

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La valise…

La valise fut sortie de son placard ce matin. Elle trône dans la salle à manger pour le moment. Elle attend que je me décide à la remplir. J’ai jusqu’à demain 17h pour ce faire. Passé ce délai, je n’ai plus qu’à mettre un maillot de bain dans la poche de mon jean, un livre dans mon sac à main et courir pour attraper mon tégévé, voyager léger et acheter un jean et un tee-shirt de change sur le Vieux Port ou la Canebière…

Mais non, je vais la remplir ma fucking valoche, tu t’imaginais quand même pas que je pouvais me contenter de si peu pour partir un mois, hein? (t’es jamais venu chez moi, c’est vrai, donc t’as pas vu mon dressing…)

(ça, c’est juste un bout de mon dressing et mon bureau…) (juste pour te donner une idée) (en vrai, il y en a trois fois plus) (mais là, on voit pas, la photo est trop petite) (c’est pas de ma faute, j’ai pas de grand angle sur ma boîte à savon)

S’il n’y avait que la valise à remplir quand on part en vacances… Mais non. Frigo à vider, congélateur à dégivrer, plantes à donner en pension (orchidées obligent…), chats à capturer (safari dans le jardin cet aprèm, viens, tu es invité!) et à caser chez papy-mamy, papiers à la traine à régler, réservations de train et de voiture à imprimer, meubles de jardin à ranger, liste de trucs à ne pas oublier, bref. Et je n’ai que mon cas à m’occuper, hein, pas de gnards ni de mec, je me tire toute seule (enfin, mon papa m’emmène à la gare de Lyon avec ma belle valise bientôt remplie…).

Ha, les départs en vacances…

(si tu t’ennuies trop de moi pendant ce temps, retourne sur mon site de peinture ysagetlouysapaintsblog@wordpress.com pour te tenir compagnie en attendant mon retour…)

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En mode vacances…

Salut!

C’est moi!

Mais si.

J’ai tout effacé, je sais. C’est parce que mon blog s’est mis en vacances avant moi, le veinard. En fait, j’écris un roman – enfin, ce qui deviendra un roman, j’espère – et je réfléchis à une autre formule pour ici, moins dispersée, pour la rentrée – on va dire la rentrée, c’est assez flou, c’est tout septembre, la rentrée, ça me laisse de la marge! – une autre formule, disais-je donc, dont je ne dirai rien ici, vu que la réflexion n’est pas aboutie. Voilà.

Comme je ne vais pas tarder à suivre mon blog – en vacances – et que les vacances, c’est plage, montagne, lac, terrasse de café, etc, et surtout pas l’écran de l’ordi, je souhaite à tout le monde un bon été (mal commencé ici, temps de m—e) au soleil si possible pour ceux qui l’aiment, ailleurs pour ceux qui ne l’aiment pas (dans le frigo, chez belle-mère Denise à Dunkerque, à la cave, au bureau – et oui, les travailleurs de l’été, ça existe – ou la tête dans le seau) et je donne rendez-vous à tous ceux qui seront encore vivants à la rentrée, chouette!

Portez-vous bien et cessez de râler (ça fait du bien).

Marseille, Les Goudes et moi… Photo LYC.

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Soubresaut…

Non, je ne suis pas morte ni partie étudier la reproduction des silures au fin fond d’un lac transylvanien.

Je réfléchis à une transformation de ce blog (ça lui apprendra à se métamorphoser dans mon dos!) et sinon, je vis. C’est quand même une bonne nouvelle! (enfin, moi, ça me va en tout cas…)

Vu que la miss Ayo Délé est venue dans ma boîte mail me demander si j’allais bien suite à mon absence prolongée de par ici… Me suis dit que j’allais faire une annonce générale en plus de la réponse personnelle que je lui ai fournie… Je vais bien! J’écris, je nage, je passe au travers des orages et autres averses rafraichissantes de la période, je mange, je dors. Pour le bronzage, on verra ça cet été dans le sud…

Et je vous souhaite un bon mois de juin. C’est déjà pas mal.

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